le vendredi 01 janvier 2010 dans moi, moi, moi, émoi!,
Bon, tous ceux qui me connaissent savent de quoi il en retourne.
J'ai promis de ne pas le traiter de connard, et je tiens mes promesses. Même si le fait de n'avoir aucune réponse à mon SMS de bonne année est un peu désappointant. Comme un aveu qui clame "je n'en ai strictement rien à faire de toi, j'ai tourné la page, tu sors de ma vie et tu n'y reviens jamais". Manque de chance, j'ai laissé un cactus en pension et un batteur à oeufs chez lui. Que je compte bien récupérer, parce que la mousse au chocolat est son dessert préféré et sans batteur, point de salut ! Bien fait. Au moins, l'autre pétasse, que nous nommerons pudiquement l'Autre (ou Pétasse), se musclera les avant-bras. Je la hais, je la hais, je la hais. Il dit qu'elle n'est pas responsable du fait que notre couple ait décliné, mais je sais qu'elle est un catalyseur d'emmerdes. Il dit qu'il ne m'a pas trompé, et qu'il ne lui parle pas régulièrement. Tout le monde sait que quand on rencontre quelqu'un qui nous plait, c'est en tout bien tout honneur, et qu'on ne cherche pas à joindre l'autre individu afin de mieux le connaitre. Admettons. Je veux bien tenter de croire certaines choses mais j'ai la nette impression de passer pour une truffe dans l'histoire... Bref, break de 3 mois, si ça repart (Mars ! croisons les doigts), il faudra quand même que l'on parle de certaines choses...
Mouahaha, je suis sortie me changer les idées pour la St Sylvestre, et j'ai atterris dans une fête dans le Marais, avec un troupeau de jeunes de 20 ans, dans un appart' hyper chic (moquette beige, quelle bonne idée ! Elle ne l'était plus tellement à la fin de la soirée...). Ô joie suprême, ils ont cru que j'avais leur âge. Je comprend mieux les vieilles qui se rabattent sur des minets quand elles voient qu'elles décrépissent. Enfin, ça fait du bien de se faire draguer !
Le mythe australien en a pris un coup hier. Avant d'aller à ladite soirée, nous avons échoué dans un bar de St Michel, avec 5 australiens (2 couples et un qui tenait la chandelle), musiciens, qui visitaient Paris gratos. Chanceux. Un australien peut en cacher un autre. Ils ne sont pas tous grands et musclés et bronzés. C'est naze. Je n'irai pas en Australie !
le jeudi 13 août 2009 dans moi, moi, moi, émoi!,
Franchement, ca valait le coup de se taper des heures d'avion et
d'aéroport pour y passer une semaine ! Plein de poissons, une flore
fabuleuse... Génial ! Sauf que je sais que vous n'en avez strictement
rien à faire de mes potentielles envolées lyriques sur la beauté de
cette île et de ses fonds sous marins. Donc je vais revenir à des
choses plus concrètes.
Zanzibar est paumé. Tout le monde le sait, d'ailleurs presque
personne n'arrive situer l'archipel sur une carte (on se demande
comment le pilote sait y aller). Après s'être tapé moults heures de vol
dans des avions plus ou moins bien équipés (moins que plus d'ailleurs),
l'épreuve des bagages. Et là, il s'avère qu'être une fille, c'est
génial pour un tas de truc. Notamment griller les gens dans leur quête
de récupération de leurs précieuses possessions. A Zanzibar, comme tout
bon aéroport international qui se respecte, il y a des bagagistes. Qui,
dans cette île exotique, appliquent le bagage écologique : pas de tapis
roulant, juste un comptoir où l'on peut récupérer (à la criée ou non)
ses biens. Moi, Blanche-neige au yeux bleus (ça aide), j'avais juste à
signifier à l'un de ces messieurs que je souhaitais récupérer tel ou
tel sac, et il me l'apportait. Affaire rondement menée en 10 min.
Ensuite, douane. Nos sacs contenaient l'apéro pour 4 personnes pendant
une semaine (soit environ 2L de rhum, du ricard, du martini, des
pistaches et autres merdes apéritives...). Bien que nous ne faisions
rien d'illégal, j'avais bof envie que des douaniers zélés appliquent le
bakchich pour nous laisser passer librement. Donc à la fouille des
sacs, j'ai présenté le sac n°1 (plein de matos de plongée et tout au
fond, une bouteille) : trop long à déballer, on passe au sac n°2 : mon
sac de fringues avec sur le dessus, des médicaments et surtout des
moutons, ce qui a du le calmer. Du coup, les 3 autres sacs n'ont pas
été fouillés et nous avons passé la douane en 3 min chrono.
Pour les négociations d'argent, surtout en pays majoritairement
musulman, toujours laisser faire une fille : nous sommes de pauvres
petites choses (et puis les petits yeux marchent beaucoup mieux avec
une fille qu'avec un garçon !). En plus, les filles sont plus coriaces
quand il s'agit d'argent (sisi !)
Leurs toilettes sont équipés, comme dans la plupart des pays
d'Afrique que j'ai pu visiter (c'est à dire 3, en comptant ceux du
Mahgreb), d'une petite douchette destinée à remplacer le PQ, justement
baptisée par mon cher et tendre "douchette à trou de balle". Cela dit,
c'est débile parce qu'il faut quand même du PQ une fois qu'on est
mouillé, à moins d'avoir une serviette sous la main, ce qui est rare
dans des toilettes publiques. Au final, cette douchette s'est avérée
très pratique pour rincer le sable des pieds (et mes cheveux quand la
pression de la douche était insuffisante).
Toujours garder une certaine somme en dollars sur soi, de façon à
éviter tout problème : le service de l'immigration local nous a
extorqué US$30 par personne en "taxe d'aéroport/droit de sortie". Je
suis curieuse de savoir ce qui serait arrivé si on n'avait pas eu un
kopeck sur nous... Prison ? Zone de rétention ? Reconduite à l'ambassade de France (qui est à Mombasa si je ne m'abuse...) ?
Les sacs sont pesés par une balance analogique, les cartes
d'embarquement remplies à la main et comme on n'est jamais aussi bien
servi que par soi-même, chacun apporte son sac au contrôle radio.
Miracle : aucun bagage n'a été perdu lors du voyage (ce qui relève de
l'exploit compte-tenu de l'efficacité des bagagistes éthiopiens, qui
vident le contenu d'un conteneur par terre avant de trier la moitié des
bagages pour les remettre dedans... l'observation de leur petit manège
nous aura bien pris 25 min ! Autant de temps gagné sur l'attente à
l'escale)
Une hôtesse m'a appris, lors du vol retour, que je n'avais pas
besoin d'une couverture alors que je lui en demandais une. Ethiopian
Airlines, numéro 1 du service client (NB : leur café est infect).
Appelez moi Antoinette. Antoinette de Maximy.
le lundi 27 juillet 2009 dans moi, moi, moi, émoi!,
Il se trouve que le gouvernement, en la personne de Michel Rocard et
de François Fillon, a décidé de faire passer une nouvelle taxe. La taxe
carbone. L'idée est bonne : taxer les émissions de CO2 des énergies non
renouvelables afin de réduire l'impact sur l'environnement.
En gros, seront taxées :
- l'électricité (issue à 80% du nucléaire, qui n'émet pourtant pas
de CO2, même s'il pose le problème de retraitement des déchets)
- le pétrole (+15% d'augmentation du pris de l'essence, ce qui
représente une hausse fictive de 20$ par baril selon les pétroliers)
- le gaz
Je rappelle que les foyers les plus modestes seront les premiers
touchés. En effet, il coûte plus cher de prendre le train à 4 que de
prendre la voiture pour de longues distances (et c'est plus facile de
transporter enfant, poussette, lit pliant, belle-mère dans une voiture
que dans un TGV). Et que les ministres et autres trous du cul d'élus
susceptibles de voter la loi ont tous des voitures de fonction, avec
chauffeur et carte Total qui permet de ne pas payer l'essence. Ou ne
payent pas leurs billets de train, ni d'avion. Ni leur logement de
fonction et les charges attenantes. Et que même si c'était le cas, ils
ont un salaire suffisant (largement augmenté par le cumul des mandats)
qui permet de pallier à cette hausse conséquente des taxes.
D'autre part, les 8 milliards d'euros (estimation gouvernementale)
que devraient rapporter cette taxe seront utilisés à financer des
démarches pour une meilleure isolation des logements et au
développement des voitures électriques. Ce que le gouvernement dit, on
sait tous qu'on ne peut pas le croire : les bénéfices générés par les
radars fixes devaient être intégralement utilisés à améliorer la
sécurité routière. Ce qui, dans les faits, n'est clairement pas le cas.
Si j'approuve tout à fait l'amélioration de l'isolation des
logements (réalisée encore en majorité avec des plaques de polystyrène,
issu du pétrole, et donc taxé en amont), la voiture électrique est et
demeurera encore quelques années une vaste fumisterie. Les batteries
lithium-ion, dont on nous rabat les oreilles, polluent autant qu'une
voiture "normale" lors de leur recyclage. Le lithium n'est pas une
richesse infiniment exensible, et n'est pas le matériaux le plus
abondant sur Terre. Et une batterie Lithium-ion a une durée de vie
d'environ 3 ans. Donc il faudra être prêt à mettre 10000€ sur la table,
environ tous les 3 ans. ma chère voiture (ah oui, l'électricité étant
taxée, de nouveau, on se fera avoir).
Je préconise donc, pour éviter une dépense de 300€ en taxe énergie
par an et par foyer (estimation, évidement minimalisée par les experts
du gouvernement) de :
- se chauffer au bois (ah bah non parce que les arbres stockent du carbone et qu'il faut pas les couper et les bruler, sinon ca pollue)
- s'habiller en laine de mouton, même si ça gratte (parce que pour
faire pousser du coton, il faut de l'eau et l'eau, tout le monde n'en a
pas, donc il ne faut pas la gâcher ; et pour faire "pousser" du
polyester, il faut du pétrole et le pétrole, c'est mal)
- rouler en charrette à bras (parce que les boeufs ça pète du méthane et le méthane accélère le réchauffement climatique)
- pour la même raison que celle mentionnée ci-dessus, devenir
végétarien, végétalien, ou mieux, anorexique pour ne pas gaspiller les
réserves de nourriture
- habiter dans une grotte (impact zéro sur le climat, mais les
bretons seront bien baisés, parce que dans le granit, ya pas des masses
de trous... heureusement, ils pourront dormir sous les dolmens et à
l'ombre des menhirs)
Si vous aussi vous êtes contre cette taxe, laissez un message !
le samedi 20 juin 2009 dans moi, moi, moi, émoi!,
Je sais qu'il y a des jours avec, et des jours sans. Aujourd'hui, c'est un jour pourri. Et pourtant, je vous promet que j'avais bossé mon karma.
Voici le récit de mes malheurs (je sais que ça vous fera rire, bande d'enfoirés) :
- je suis partie de Paris (rien que ça... c'est merdique)
- le TGV a disjoncté. On a donc eu un retard de 45 min le temps qu'ils amènent un TGV fonctionnel, et qu'on déménage, 3 quais plus loin
- à Strasbourg, j'ai du galoper de l'avant du train (TGV qui s'arrêtait à Strasbourg) à l'arrière du train (qui allait jusqu'à Zurich). Résultat : tirée vers l'avant par le sac de fringues, vers l'arrière par le sac qui contient l'ordinateur, je me suis retrouvée à courir en talons (une nouvelle ampoule a poussé sous une ancienne ampoule), mes cheveux ayant un mouvement similaire à celui décrit dans la théorie de la criticalité auto-organisée, en hurlant "retenez les portes, retenez les portes !!!!"
- à Mulhouse, je me suis dit "enfin, fin des ennuis"... ben nan : J&B avait ma clé d'appart', il l'avait récup' après mon cambriolage... Je récupère donc ma clé chez lui... et ahaha, blagounette, elle ne rentre pas. Je teste 3/4 fois, je l'appelle, il constate avec moi que ça ne marche pas. Donc j'ai appelé le numéro d'urgence du CROUS et le responsable d'astreinte est venu m'ouvrir puis est repassé 30min plus tard pour changer le barrillet et me donner une vraie belle nouvelle clé.
- je rédige ce post et au moment d'enregistrer... Il perd tout mon texte !
Je vais faire gaffe, avec la chance que j'ai aujourd'hui, et vu qu'il reste encore 4h avant minuit, je peux encore me faire larguer, me casser la jambe dans la douche...
On pense à François qui est en prison pour 3j ! Courage, on sait tous que la justice militaire est injuste !
le lundi 09 mars 2009 dans moi, moi, moi, émoi!,
Aujourd'hui, une incohérence m'a sauté aux yeux. Je pense que ce n'est un secret pour personne que je suis catholique et pratiquante (sisi, ca existe encore de nos jours ! Et non, ça ne fait pas de moi une nonne donneuse de leçons).
Toute l'histoire : au Brésil, une enfant de 9 ans était enceinte à la suite d'un viol commis par son beau-père. La mère de l'enfant l'a conduite à l'hôpital et l'équipe médicale à choisi de procéder à un avortement (ce qui est interdit normalement au Brésil, sauf dans le cas d'un viol et dans le cas où la grossesse met en jeu la vie de la mère, conditions ici doublement respectées). L'archevêque de Recife a alors prononcé une excommunication contre la mère de l'enfant et contre toute l'équipe médicale. Alors bon, je pense qu'il y a un moment où il faut arrêter d'être con.
Certes, je suis consciente que l'avortement n'est pas une bonne solution, mais je ne suis pas sûre que les femmes y recourent de gaîté de coeur. Ensuite, pourquoi le beau-père n'a pas été excommunié, alors qu'après tout, tout est de sa faute ? Et puis comme il faut être deux pour arriver à créer un embryon, pourquoi les géniteurs ne sont jamais mis en cause ?
Autre chose : la recherche sur embryon est interdite par l'Eglise. Mais le don d'organe est autorisé et même encouragé. Ce qui signifie que si un jour on réussit à synthétiser un organe (coeur, foie, poumon...) issu d'un embryon, l'Eglise interdira l'implant ? Et donc la personne, si elle est vraiment croyante, devra se laisser mourir ? Et là encore, elle sera en contradiction avec le principe fondamental qui consiste à encourager la vie ?
Je vous laisse cogiter là-dessus, et j'attend vos commentaires avec impatience.